Sclérose en plaques

Le cerveau et la moelle épinière forment le système nerveux central (SNC), responsable de la coordination de toutes les fonctions motrices et tous les processus organiques internes, ainsi que de l’intégration de tous les stimuli externes et internes. Il fonctionne selon le principe d’un centre de commande qui conduit les impulsions électriques au moyen des fibres nerveuses. Les fibres nerveuses sont gainées d’une couche isolante.

Cette couche isolante est composée principalement de myéline, une substance blanche et grasse. Chez les personnes atteintes de sclérose en plaques (SP), cette substance est endommagée de manière irréversible en raison d’une réaction de défense du système immunitaire. Cela signifie que les impulsions individuelles sont ralenties ou ne peuvent plus être transmises.

Environ 100 000 personnes au Canada sont atteintes de sclérose en plaques, une maladie qui, bien souvent, ne se déclare pas avant l’âge de 20 à 40 ans. La sclérose en plaques est de deux à trois fois plus courante chez les femmes que chez les hommes, indiquant que les hormones pourraient jouer un rôle important lors de la détermination de la vulnérabilité à cette affection.


Symptômes

La SP peut provoquer divers symptômes neurologiques. Les symptômes comprennent des problèmes de la vision (p. ex., voir double), une atteinte de la fonction vésicale, une paralysie spastique des membres, la fatigue et le dérèglement de la motricité fine. Ces symptômes se produisent souvent par étapes et peuvent être causés par le stress physique ou émotionnel ou par les infections. Les symptômes peuvent varier en fréquence et en intensité.

La SP est classée en fonction de différents troubles :

  • La SP cyclique (poussées-rémissions) est dominante au départ (environ 85 à 90 %) : Un ou plusieurs symptômes neurologiques apparaissent pour une courte durée seulement et disparaissent (presque) entièrement après quelques jours.
  • Environ 30 à 40 % de patients présentant une forme initialement de poussées-rémissions de la maladie manifestent des troubles de plus en plus graves sur une période de 10 à 15 ans. Dans ce cas, on parle d’évolution progressive secondaire de la maladie.
  • Chez 10 à 15 % des patients, la maladie commence directement par la forme progressive primaire. Dans ces cas-là, les symptômes neurologiques qui se manifestent ne disparaissent plus. Mais cela est relativement rare. Des formes mixtes des types principaux de la maladie surviennent également.

Causes

Les causes de la SP n’ont pas été déterminées jusqu’à présent. Néanmoins, il a été établi que les cellules spécifiques de défense, qui sont normalement utilisées par le système immunitaire de l’organisme pour répondre aux pathogènes envahisseurs, sont incorrectement programmées avec cette maladie. Ces cellules combattent les propres structures de l’organisme au lieu de combattre les cellules étrangères (à savoir la myéline de la gaine de myéline et les protéines à base de myéline).

De nombreuses thèses ont été examinées sur les origines de la sclérose en plaques et des études portant sur cette question ont été réalisées. Il semble y avoir des liens avec une prédisposition génétique et le rôle du virus d’Epstein-Barr. Le virus de l’herpès HHV-6 a été également examiné de manière intensive. À l’heure actuelle, il est raisonnable de présumer que la maladie est causée par tout un ensemble de facteurs.

Diagnostic

Un historique médical approfondi, un examen neurologique et d’autres analyses de laboratoire aident les médecins à éliminer les autres maladies et à confirmer un diagnostic de sclérose en plaques.

Si l’historique confirme le soupçon de la présence de SP, les tests cliniques fournissent d’autres informations. Ceux-ci examinent de manière détaillée les capacités motrices du patient, sa coordination, ses réflexes, sa vision et sa force. Cela permet de déterminer jusqu’à quel point les fonctions neurologiques sont endommagées et quelles sont les régions du cerveau touchées. La conductivité des fibres nerveuses peut être également déterminée grâce à des tests électrophysiologiques.

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) peut être utilisée pour visualiser les régions enflammées du SNC. La ponction lombaire est une autre méthode d’examen. Le canal rachidien du patient est ponctionné entre deux vertèbres lombaires afin de pouvoir extraire le liquide cérébrospinal.

Thérapie

Une thérapie traitant les causes de la sclérose en plaques n’existe pas à l’heure actuelle. Une participation modérée aux sports est recommandée dans presque tous les types de SP. Lorsque les patients atteints de SP souffrent de spasticité, on recommande des séances de physiothérapie régulières ou l’utilisation de dispositifs médicaux tels que des orthèses. Le traitement peut être également complété par l’administration de médicaments.


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